qui descend toute la RiftValley jusqu'au Kilimandjaro. Les pistes au Kenya n'ont rien de particulièrement difficile pour des amateurs de TT - elles ressemblent en
partie à celles de Tunisie et du Maroc avec ici et là, de la caillasse, du sable, du fech-fech et bien sûr de la latérite.


Nous sommes en avril et c'est le début de la saison des pluies. Fred nous avait dit que de la pluie on en aurait, et même que les orages tropicaux, cela valait le détour. On savait que de la latérite mouillée, c'est plutôt comme notre verglas national. On fut donc rassurés de voir que nos pneus enduro étaient quasi neufs.


On s'attendait à se faire doucher ici et là... Que nenni, en 14 jours, on n'eut droit qu'à un seul orage digne de ce nom. Et encore, au seul moment où nous étions tous en 4x4, dans le fameux parc TSAVO (il est évidemment interdit et plutôt dangereux de rouler dans les parcs nationaux à moto).


Premier campement

Première étape et, lundi soir, premier campement près d'un village Massaï.
L'Afrique à moto réserve quelques passages techniques. Heureusement, les DR 350 étaient en parfait état...Et chaussées de pneus quasi neufs.

L'équipe de Fredlink (le nom de business 
de Fred) avait préparé le campement : absolument génial ! Des tentes de deux personnes, un coin cuisine pour le "cook", la dining-room, des feuillées et même un coin douche.279

Un mot sur l'équipe et l'assistance de Fred : Joseck le "cook", Muema et Alou les chauffeurs de 4x4, Théo le mécano moto, Ashif et Lazzaro, les aides, et pour finir Abdoul, le sympathique docteur Kenyan. Bref, vous avez compté, ils étaient, 9 pour s'occuper de nos 8 petites personnes.... Vous pouvez me croire, on fut "gâtés" tout au long du voyage, avec bières et vin frais, eau chaude pour les séances salle de bain, pique-niques d'enfer, etc....

Au campement, des Massaï (traditionnellement recouverts d'une couverture rouge et munis de leur fameuse lance) nous accompagnent par sécurité pour grimper la montagne en surplomb. Au sommet, nous apercevons pour la première fois, très loin, le majestueux Kilimandjaro. Nous rentrons juste à  la tombée de la nuit (qui tombe très vite près de l'équateur) et après un succulent repas kenyan, le feu de camp (indispensable pour éloigner les animaux de tous genres) nous accueille et nous réchauffe. Les Massaï acceptent de danser et de chanter pour nous. 
Ils resteront toute la nuit pour garder le camp.
Mardi : nous revoilà en piste après nous être arrêtés à l'école du village ou Fred 
est accueilli comme un ami et un bienfaiteur : il leur avait promis des crayons et des ballons de football, un trésor pour cette école sommaire et pauvre, loin du confort de nos écoles belges. Nos ados n'en croient pas leurs yeux.Nous découvrons l'autre Fred, l'altruiste, ex-logisticien de MSF, amoureux de l'Afrique et des Africains. 
La piste serpente maintenant dans la grande plaine de la Rift Valley qui longe le parc Ambosell. Hier nous avions vu autruches et antilopes tout au long des pistes.
Les filles sont impatientes de voir "mieux". Il suffit d'attendre : girafes, gnous, zèbres et phacochères ne manquèrent pas de traverser et de galoper autour de nous, parfois à quelques mètres des motos. Je peux vous dire qu'une girafe en chair et en os qui traverse juste devant, vue d'une selle de moto, c'est très grand...
Les pistes sont un peu "grasses", mais pas de pluie en vue. On arrive le soir au Kimana Lodge (les lodges sont les hôtels de brousse), au pied du Kilimandjaro. Une fois de plus Dame la Chance était au rendez-vous :quasi toujours dans les nuages, nous avons droit au fameux sommet enneigé, sans l'ombre d'un nuage.
Seuls dans le lodge, nous sommes à nouveau gâtés et le lendemain matin, même un petit serpent avait profité du confort de nos chambres.
Mercredi : Fred est inquiet. La piste que nous empruntons est traversée par plusieurs rivières et les pluies tombées dans la région les jours précédents peuvent les avoir fait gonfler au point d'en empêcher la traversée pour plusieurs jours.